Au cinéma, au théâtre ou dans la littérature, le métier et le statut des protagonistes ou leur environnement professionnel peut avoir une incidence sur l'intrigue. Et parfois, c'est le monde de l'entreprise lui même qui fait l'objet du scénario. Volontation propose un panorama des conditions de travail dans la littérature, au théâtre, au cinéma, à la télévision ou dans la chanson ...
C’est bien parce
qu’il l’a voulu réaliste que ce film de Bertrand Tavernier est remarquable au
niveau des conditions de travail. A l’opposé du genre policier typique des
films noirs américains et loin du maître français du genre qu’est Jean-PierreMelville, L.627 dépeint le quotidien d’un commissariat de police dont les
fonctionnaires essaient tant bien que mal de lutter contre la criminalité, et
plus spécifiquement la consommation et le trafic de drogue répréhensibles au
titre de l’article de loi qui donne son nom à ce long métrage. Si l’on assiste
à des filatures en règle, des interpellations ou des perquisitions, on voit autant les policiers en
butte à des problèmes logistiques telles une pénurie de papier carbone que
pallie une inspectrice qui en emprunte à sa mère, ou une erreur de livraison de
papier à en-tête. Ils doivent aussi faire face à un manque de véhicules, une
carence amplifiée par le comportement de syndicalistes qui, pour se rendre à
une réunion, réquisitionnent la voiture qui leur était certes initialement
affectée, mais qui est utilisée pour une planque. Les officiers de police
judiciaire ne semblent pas résignés, ils cherchent cependant à maintenir l’ordre
et la loi souvent en proximité avec la racaille, sous prétexte d’utiliser les
services de « cousins », les précieux indics élus parmi la faune de
prostituées ou de toxicos.
Les
lourdeurs administratives n’ont d’égal que l’obsession du chiffre qui se
traduit par de pesantes statistiques à fournir à la hiérarchie. Une hiérarchie
pas toujours d’une grande probité, puisque le
commissaire principal, par exemple, enchaîne les prestations d’ouvertures
de porte en compagnie d’huissiers de justice ou les procédures de pose de
scellés sur les cercueils, afin de se faire de l’argent.
C’est donc
une fresque fidèle du contexte professionnel d’un commissariat de police que nous
propose Bertrand Tavernier, une réussite due à la participation de Michel Alexandre, un ancien policier, à l’écriture du scénario, mais aussi à la justesse de l’interprétation
de Didier Bezace dans le rôle de l’ enquêteur de deuxième classe Lucien Marguet
dit « Lulu », passionné par son métier.
Elle a bien raison, Elodie Leroy, elle qui sur son blog égratigne cette série diffusée en février dernier sur France 2 : « La cuisine, c’est la vie. Mais dans "Chef(s)", elle est plutôt synonyme d’ennui. ». Elle s’en explique ensuite judicieusement : « … on comprend la volonté du réalisateur Arnaud Malherbe et de sa co-scénariste, Marion Festraëts, créateurs de la série, de s’éloigner du fantasme cultivé par les télé-réalités culinaires à la "Top Chef" …». Concrètement, si cette série n’est pas passée inaperçue, elle le doit d’abord à la qualité de sa distribution puisqu'au générique figuraient entre autres Clovis Cornillac et Robin Renucci, ou encore Hugo Becker. Elle a également bénéficié d’excellentes critiques, telle celle de Pierre Langlais sur Télérama, grâce à un scénario qui met en appétit, avec une pointe d’humour, même si l’on peut déplorer la violence de certaines scènes, une violence malheureusement inhérente à la plupart des séries actuelles.
Mais on peut surtout regretter l’absence de valorisation des métiers de la restauration. A part un épluchage de langoustine ou l’entaillage de châtaignes, en croix, les scènes « professionnelles » se limitent à quelques dressages d’assiettes. Fort heureusement, la préparation d’un pâté à base de chair humaine ne sera pas montrée, on ne verra que le résultat final sous forme de terrines stockées dans une armoire réfrigérée. Au niveau de la communication interpersonnelle, bien que les sautes d’humeur des grands chefs et l’organisation militaire des brigades en cuisine soient notoires, les échanges entre les collaborateurs ou la hiérérchie s’avèrent extrêmement violents, dans une ambiance quasi carcérale où l’on risque la sanction à tout moment ; là encore, une nécessité certainement due au scénario. Le harcèlement est aussi présent, il prend la forme d’une tentative de « droit de cuissage » dont sera victime une jeune femme, cuisinier, qui ambitionne de passer « chef de partie ».
Si l'épreuve d'histoire-géographie et d'instruction civique du Brevet des Collèges millésime 2015 a fait couler beaucoup d'encre en raison du niveau déconcertant de facilité dont relevaient les questions, il a eu le mérite de sortir des archives historiques cette "chanson des loisirs" de 1936 écrite par Jean Villard-Gilles.
Si elle ne décrit en rien la vie de l'entreprise à l'époque du Front Populaire, elle reflète l'espoir apporté par les mesures sociales instituées par le gouvernement de gauche, avec entre autres la semaine de 40 heures et les congés payés qui apportent "un vent de liberté" et "une vie meilleure".
L'auteur compositeur helvétique, né à Montreux, aura ensuite une très belle carrière, navigant entre des thèmes sensibles comme l'argent, avec Dollar, ou écrivant des chansons de premier plan pour Edith Piaf, comme "Les Trois Cloches" et "l'Auberge de la Fille sans cœur",
Quant à nos collégiens, il leur suffisait de lire la date inscrite à côté du nom de l'auteur de cette chanson pour répondre à la première question de ce Brevet des Collèges.
Si la réorganisation traitée dans
la fiction du réalisateur alors tout jeune prenait des accents humains, c’est quasiment un drame qui se joue dans la
fiction de son aîné. Celui-ci décrit avec une rare acuité, déjà en 1981, les
mécanismes de la manipulation psychologique exercée par un patron sur ses salariés
en général, et en particulier sur un jeune cadre, Louis Coline, figuré sous les traits de Gérard Lanvin.
Après le décès soudain du
directeur de l’enseigne « Les Magasins », un commerce de centre-ville
de type « Les Galeries Lafayette », un nouveau dirigeant, Malair
(Michel Piccoli) est nommé. Son arrivée suscite un climat anxiogène : on
ne donne pas son nom, ce qui laisse planer toutes les inquiétudes. On l’annonce à Bâle, puis à Madrid ou encore à Sarajevo, sa réputation s’accroit, la
rumeur enfle, il est même question de « charrettes » … A notre époque
et sous réserves de connaitre son identité, les salariés se seraient précipités
sur Internet pour « Googliser » le nom du futur patron, mais en 1981 …
Alors qu’on ne l’attend plus, il apparaît. Son comportement est irrationnel, Louis le trouve dans son bureau en
train de fouiller dans ses tiroirs ; il en extrait avec curiosité des tickets
de PMU ou de Loto. Le jeune homme se
présente, et Malair lui demande de ne pas faire état de cette première
rencontre. Mais à l’occasion du tour des services que le directeur ne manque
pas d'opérer, il montre clairement qu’il connait déjà Louis. Ce qui ne
manquera pas d’inquiéter le chef du service « Publicité » dans lequel
travaille le jeune homme. La relation très ambiguë se poursuit, le nouveau dirigeant
prend le jeune cadre enthousiaste sous sa coupe, indirectement d’abord, par
l’intermédiaire de ses bras droits, Paul, le directeur financier (Jean-FrançoisBalmer) et François (Jean-Pierre Kalfon) qui assure la fonction de chauffeur,
homme de confiance et garde du corps. Les 2 collaborateurs les plus proches de
Malair, d’une très grande complicité avec lui, s’attribuent le bureau de Louis
sur qui le travail de destruction psychologique se poursuit : le boss
court-circuite son chef et confie le plan publicité stratégique des
« Magasins » à Louis qui finit par se montrer flatté de cette
confiance. Le mécanisme de manipulation s’accélère, le patron se montre plus
direct, parfois trivial et demande à son jeune collaborateur une disponibilité
totale qui confine au harcèlement.
La mine de Louis change, on
perçoit chez lui la montée du stress bien qu’il persiste à s’enflammer pour son
nouveau statut. Fier de cette proximité avec le patron, un soir, en dehors des
heures de service, il emmène Nina (Nathalie Baye), son épouse, visiter le bureau que s’est fait
aménager le responsable. Alors que l’on annonce 2 licenciements dont celui
d’une salariée victime d’alcoolisme, Malair s’incruste encore plus dans la vie
privée de Louis. Il débarque un dimanche matin au bar où le jeune homme joue
aux courses en compagnie de l’un de ses amis, et le « kidnappe » sous
le prétexte fallacieux de travailler un dossier. La journée s’achèvera par un
dîner au cours duquel Louis rencontrera la faune bigarrée que compose la cour
de son gourou. Puis Malair débarque ensuite un soir pour dormir chez Louis et
Nina au motif que des travaux sont en cours d’achèvement à son domicile, allant
sans vergogne jusqu’à s’approprier la chambre du modeste appartement du jeune
couple et à s’accaparer la cuisine pour s’y préparer un en-cas.
Cette attitude excessive parait
totalement impossible dans la réalité, mais Granier-Deferre y a recours pour
analyser avec finesse le processus de manipulation psychologique, en s’appuyant par
exemple sur les perceptions et les réactions de Nina, l’épouse de Louis. Malair
essaiera d’ailleurs de la séduire, l’invitant elle et son époux pour un dîner
durant lequel il annoncera que le chef de Louis « les quitte », puis
offrant à la jeune femme une montre. Elle finira par prendre ses distances,
expliquant à Louis qu’elle « ne le quitte pas pour quelqu’un d’autre », mais « parce qu’il n’est plus personne ». Toujours
méfiante, elle essaiera de l’alerter, qualifiant Malair «d’abstrait, comme Dieu ».
Après le départ de Nina, Louis se
réfugie encore un peu plus dans le travail, et finit par s’installer chez son
patron, partageant son intimité avec François, obéissant aux caprices de Malair
qui le convoque par exemple dans sa salle de bains alors qu’il est en train de
se raser, totalement nu. Le mentor devient de plus en plus autoritaire, il prend
son collaborateur pour son larbin, puis un jour, il disparaît sans laisser de
traces, au grand désarroi de Louis
Coline, totalement désemparé. Ainsi que l’analyse judicieusement Guillemette Odicino dans Télérama, aujourd’hui, « on
verrait bien Louis Coline témoigner dans un documentaire sur le burn-out ou le
harcèlement en entreprise. Car Louis
Coline est comme mort. Frappé de stupeur parce que son patron, son
gourou, celui pour lequel il a tout sacrifié l’a abandonné. Fidèle à son poste,
il attend qu’il revienne … » Et la journaliste de poursuivre :
« Pourtant, cet employé désinvolte qui végétait au service publicité d’un
grand magasin n’avait a priori rien pour se transformer en disciple robotisé.
Sauf peut-être un vide à combler, une place à se faire ».
Il y a déjà plus de 30 ans Granier-Deferre anticipait les phénomènes de souffrance au travail avec des
comportements symptomatiques de surinvestissement, caractéristiques des « workalcoolics »
et le constat d’un manque de reconnaissance qui frappe les salariés, plus
particulièrement en France. Peu importe l’entreprise, le réalisateur ne nous
montre d’ailleurs pratiquement rien de ces « Magasins » dont on
sait seulement que le principal concurrent se dénomme « Les galeries »
et dont l’espace de vente sera montré qu’à une seule occasion. Pour aller plus loin : l'article de Télérama
Dix ans après leur grand succès de 1971, "Merci patron" que nous avons évoqué sur ce blog, les "Charlots" font à nouveau référence au monde de l'entreprise, plus précisément l'industrie, avec cet autre titre "T'es à l'usine Eugène". Dans la même veine que leur précédente chanson, mais sur un rythme reggae, le groupe populaire raconte les errements d'un collègue ouvrier, Eugène, qui semble moins préoccupé par "sa clé de douze" que par l'usage de produits stupéfiants "qui feraient flipper le Docteur Olivenstein". Ce psychiatre médiatique, spécialisé dans le traitement de la toxicomanie, que l'on voyait apparaître sur les écrans de télévision dès qu'il était question du sujet, de 1970 jusqu'à l'an 2000, était surnommé le "psy des toxicos".
Si, à l'époque, l'usage de drogue dans le monde professionnel n'était pas mentionné comme un phénomène répandu, beaucoup moins qu'actuellement, les symptôme ne laissent aucun doute . Eugène, affiche un "pupille incertaine", éclate de "rire comme une baleine"et "danse en bossant à la chaîne "ce qui altère la productivité : "Tu fais tomber la moyenne". Ce que le patron ne semble pas apprécier : "Le patron n'a pas l'air d'aimer tes confidences sur le reggae".
Comme leur précédent opus, et toujours sur un air léger, les "Charlots" nous plongent donc à nouveau dans le monde ouvrier sur un mode humoristique, à grand renfort de jeux de mots, sans aucune prétention.
Faut-il se réjouir de l'arrêt brutal après seulement 4 épisodes, de la programmation sur M6 de "The apprentice - Qui veut décrocher le job" cette émission de téléréalité ? Ou faut-il s'indigner que Endemol ait eu l'audace de créer une telle émission dans laquelle des candidats rivalisent pour décrocher le précieux Graal : un poste de Directeur Commercial au sein de l'une des entreprises de Bruno Bonnell, le serial entrepreneur français ? Certes, cette parodie de recrutement dans laquelle le fondateur d'Infogrames assure son propre rôle ne dépasse pas la réalité, si l'on se rappelle les recrutements collectifs opérés par le Gan et décortiqués par les caméras de France 2 en 2012 dans le documentaire "La gueule de l'emploi". Mais si Endemol avait refusé d'adapter "Someone's gotta go" en France, une téléréalité dans laquelle des salariés devaient désigner celui d'entre eux qui devait être licencié, elle n'a eu aucun scrupule à produire ce programme. Las, avec seulement 1 million de téléspectateurs soit 4,6 % de parts d'audience pour le 1er épisode et 900 000 (3,7 % de PDA) pour le 2ème, la "petite chaîne qui monte" a décidé d'arrêter les frais et de poursuivre uniquement "en ligne" la diffusion de cette procédure de sélection de ce Directeur Commercial. et qui restera le recrutement le plus cher jamais envisagé pour un apprenti, si l'on traduit littéralement "apprentice" ; un statut peu en cohérence avec le poste visé. Quoiqu'il en soit, les producteurs se sont engagés à ce que l'heureux élu soit embauché chez AWAbot l'une des entreprises de Bruno Bonnell. Et pourquoi ne pas suivre l'intégration de ce nouveau collaborateur et sa période d'essai dans le cadre d'un nouveau projet de téléréalité ... ?
Pour information, dans la version britannique, c'est Alan Sugar le créateur d'Amstrad qui jouait le rôle de patron, tandis qu'aux Etats-Unis c'est le très médiatique candidat aux primaires républicaines pour les présidentielles américaines, Donald Trump qui assurait cette charge.
S’il existait un César de la meilleure actrice de comédie
sociale « à la française », CorinneMasiero devrait sans conteste aucun,
figurer parmi les nominées. Après ses prestations convaincantes dans « Louise Wimmer » et « De rouille et d'Os », évoquées dans ce blog. Dans Discount, un film de Louis-Julien Petit, elle occupe à
nouveau un rôle central et colle encore une fois parfaitement au personnage. Le
point de départ de l’histoire est assez simple : les employés d’un
supermarché de type « hard-discount », sur le point d’être licenciés,
mettent en place une organisation afin
de détourner les produits dont la DLC (date limite de consommation) est
dépassée et promis à la casse. Avant de
les fouler du pied et d’y répandre de l’eau de javel, ils en prélèvent une
partie qu’ils revendront à des prix extrêmement compétitifs, et pour cause, dans
un magasin parallèle créé de toutes pièces dans la grange de la ferme où habite
Christiane (CorinneMasiero). Le
trafic débute timidement, mais devant l’intérêt affiché par les clients et les
résultats financiers supérieurs à leurs attentes, et surtout la pression
exercée par la directrice, interprétée par une excellente Zabou Breitman, la
petite bande augmente les volumes.
Même siLouis-Julien Petit ne glisse à aucun instant avec facilité dans
la fable, on ne demande qu’à adhérer à l’œuvre de ces Robins des bois modernes
qui suscitent un bel engouement mais, la morale est sauve, ils finiront
par se faire prendre sans que leur clientèle ne soit inquiétée.
Quant au réalisme des situations professionnelles, la
plupart des scènes paraissent plausibles. Les employés remplissent les rayons
et compactent les emballages, avant l’arrivée des clients, puis détruisent donc
les produits en voie de péremption tandis que les hôtes ou hôtesses de caisse,
selon le terme dévolu maintenant aux caissiers et caissières, assurent leur
mission. Ils prélèvent parfois des bons de réductions à leur bénéfice, au
risque, comme Christiane de se faire
sanctionner, tout en s’efforçant de
respecter la cadence imposée par la direction.
Quelques aspects peuvent sembler moins crédibles, tel le
comportement de la directrice. Salariée du groupe, elle ambitionne de devenir
responsable de réseau. A cet effet, elle suit un cursus de formation au sein de
l’enseigne. Elle y apprend par exemple que, quand elle conduit un entretien
avec un collaborateur, elle doit toujours se faire assister par une personne
qui notera par écrit les termes des échanges. Elle fait donc appel à sa « garde
rapprochée », ses agents de sécurité, qui de manière tout aussi
surprenante sont aussi chargés de chronométrer le personnel chargé de l’encaissement
afin de maintenir la pression sur la productivité. Très curieusement, les
vigiles semblent ne jamais se préoccuper des clients comme si la démarque
inconnue ne pouvait être que le fait des salariés qu’ils ne manquent pas de
fouiller en fin de journée, contre toute attente.
Sur le plan managérial, la manipulation n’est jamais bien
loin. La directrice propose à Gilles, un de ses collaborateurs, une évolution
professionnelle, alors que certains de ses collègues vont être victimes de
suppressions de postes à l’occasion de la mise en place de caisses
automatiques.
Le plus étonnant invraisemblable est peut-être cette ruée
des clients le premier jour des soldes ; à l’issue du compte à rebours
scandé par la directrice, ils se précipitent dans le commerce pour profiter des
promotions que les employés du point de vente auront minutieusement préparées.
Ils mettront encore plus de soin et de motivation lors de l’installation de
leur propre magasin, dans cette ferme perdue dans la campagne : mise en
place de la caisse et du merchandising, création des rayons, étiquetage, mise
en place de la PLV et de l’ILV, allant jusqu'à proposer des services complémentaires telle la
livraison à domicile.
En résumé, Louis-Julien Petit, donne à voir une description assez fidèle de la
distribution et spécialement du hard discount, sans tomber dans la caricature,
et sans s’appesantir sur l’idée de départ qui est le gâchis induit par la
destruction de produits encore propres à la consommation dans le secteur de la
grande distribution. Un sujet qui a refait récemment surface dans l’actualité,
avec ce texte de loi pour la lutte
contre le gaspillage alimentaire.
Et le César de la
meilleure actrice de comédie sociale « à la française » est attribué
à …
Le monde de l'entreprise peut investir toutes les formes d'expression. La dernière en date c'est le Haïku, cette forme de poème japonais extrêmement codifiée qui existe depuis quelques siècles mais que l'on a découvert semble-t-il depuis peu en occident. C'est un chasseur de têtes, Igor Quézel-Perron, qui s'est essayé, avec succès, à user des 17 mores du Haïku pour décrire l'entreprise, avec parfois, une allusion aux conditions de travail . Ses poèmes, publiés au sein d'un recueil aux Editions Envolumesous le titre Haïkonomicssont également consultables sur le site des Echos qui en proposait un à la lecture, chaque jour en fin d'année passée. Quelques morceaux choisis : - "Elle galope dans les couloirs/Toute à son ouvrage/La rumeur" - "Photocopies/Progrès technologiques/Panne X32" - "Réunion/On parle budget/Mon père est mort" - "Après une réunion/Il retourne dans son bureau/Comme dans un refuge" - "Elle galope dans les couloirs/Toute à son ouvrage/La rumeur"
Bien qu'une grande partie de ce "classique du mélodrame" se déroule dans les parages ou à l'intérieur même des célèbres carrières de marbre de Carrare, il ne nous délivre que peu d'informations sur le dur labeur des carriers au milieu du 2ème siècle.
Quelque scènes, cependant, montrent l'utilisation des explosifs, la découpe puis le transport de la précieuse roche, avec l'omniprésence de risques d'éboulis ou d'accident pendant la manipulation des blocs, à une époque où la mécanisation était très limitée.
A noter la présence au générique de l'actrice française Françoise Rosay.